Paris, le 3 mars 2026 – Les premières baisses de l’année observées en février se confirment au mois de mars, témoignant de la volonté des banques de prêter en ce « Printemps de l’Immobilier ». Dans un contexte de forte concurrence interbancaire, mais aussi d’objectifs de production de crédits élevés et de diminution des taux d’emprunt d’Etat, la plupart des barèmes bancaires reçus pour le mois de mars sont orientés à la baisse. Pour ceux qui ont un projet immobilier, les conditions de crédit restent ainsi particulièrement favorables en ce « Printemps de l’Immobilier ». Pour autant, la situation pourrait évoluer dans les prochaines semaines compte-tenu de la reprise des conflits au Moyen-Orient qui pourraient à terme peser sur les taux d’emprunt d’Etat et l’inflation, et donc sur les taux de crédit.
Des baisses de taux de crédit dans la majorité des barèmes reçus en mars
Après un mois de février de stabilisation des taux, pour le mois de mars, la plupart des barèmes reçus sont orientés à la baisse. Seule une banque régionale a augmenté ses taux de 0,10 %. Si quelques banques ont opté pour la stabilité de leurs taux, la majorité les ont diminués, de 0,10 à 0,40 point, y compris deux banques nationales qui les avaient déjà baissés en février.
« Les baisses de taux de crédit que nous constatons en mars témoignent de la volonté des banques d’accélérer leur développement commercial et d’augmenter leur production de crédits à un moment de l’année durant lequel il y a de nombreuses transactions immobilières. Cette période clé pour elles les incite à baisser leurs taux pour rester attractives dans un contexte de recul du taux d’emprunt d’Etat à 10 ans, passé de 3,60 % début janvier à 3,30 % début mars » explique Julie Bachet, directrice générale de Vousfinancer. « Pour ceux qui ont un projet immobilier, c’est donc le moment de le concrétiser, d’autant que, pour les très bons dossiers, les banques proposent des taux proches de 3 % sur toutes les durées ! » complète-t-elle.
En mars, les taux moyens sont en légère baisse à 3,15 % sur 15 ans, 3,35 % sur 20 ans et 3,55 % sur 25 ans, avec des taux plus bas négociés à 2,8 % sur 15 ans, 2,95 % sur 20 ans et 3,05 % sur 25 ans.
Preuve de cette volonté de prêter : une banque régionale met en place, à partir de mi-mars, une nouvelle offre appelée « booster national accélérateur » permettant d’emprunter jusqu’à 50 000 € (10 % du financement max) à 2,49 % sur 25 ans maximum, pour l’achat d’une résidence principale, secondaire ou un investissement locatif et pour tous types d’emprunteurs, primo-accédants ou non.
Le bon moment pour emprunter… mais jusqu’à quand ?
Dans ce contexte de baisse des taux - qui atteint jusqu’à -0,50 point par rapport à janvier dans une banque nationale - la capacité d’emprunt augmente facilitant l’achat d’un bien immobilier, d’autant que les conditions d’octroi, notamment en matière d’apport personnel, restent également assez souples. En effet, pouvoir emprunter à 3,10 % sur 20 ans, au lieu de 3,60 %, permet d’obtenir pour 1 000 € de mensualité, près de 178 700 € de crédit, contre 170 900 € en janvier, soit près de 8 000 € de plus, avec un coût total du crédit en baisse de 7 500 € (61 300 € contre 68 940 € à 3,60 %).
« En baissant significativement leurs taux sur toutes les durées et tous les profils, la volonté des banques est clairement d’élargir leur cible de clientèle pour capter un maximum d’emprunteurs et atteindre ainsi rapidement leurs objectifs de production de crédits dans un contexte incertain » analyse Sandrine Allonier, porte-parole de Vousfinancer.
En effet, la reprise des tensions au Moyen-Orient pourrait entraîner un regain d’aversion au risque des marchés financiers et, par ricochet, une hausse des taux d’emprunt d’État en France. Par ailleurs, une intensification du conflit pourrait provoquer une hausse des prix des matières premières, notamment énergétiques, alimentant un retour ou un maintien de tensions inflationnistes en Europe. Ainsi, dans un contexte d’incertitude géopolitique accrue, les investisseurs pourraient exiger une prime de risque plus élevée pour détenir des obligations souveraines, tandis que les anticipations d’un ralentissement économique combiné à des pressions inflationnistes compliqueraient l’équation pour les banques centrales.
Ces évolutions pourraient se répercuter sur les taux de crédit immobilier à court ou moyen terme, les établissements prêteurs intégrant le niveau des taux souverains et les perspectives d’inflation dans la fixation de leurs barèmes. En outre, dans l’hypothèse d’une généralisation du conflit, le manque de visibilité pourrait également encourager une forme d’attentisme chez les acheteurs comme chez les vendeurs, pesant temporairement sur la dynamique du marché immobilier.
« En cas de tensions durables au Moyen-Orient, on pourrait observer quelques hausses des taux de crédit à court ou moyen terme en lien avec une hausse des prix de certaines matières premières et une répercussion progressive sur les taux d’emprunt d’État. C’est pourquoi, les ménages qui disposent d’un projet solide ont souvent intérêt à raisonner en fonction de leur situation personnelle et de leur capacité d’emprunt actuelle, plutôt que d’attendre un hypothétique scénario plus favorable», conclut Sandrine Allonier.
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