Les avantages à passer par un courtier immobilier pour sa transaction

Les taux d’emprunt au plus bas incitent les Français à investir dans l’immobilier. Mais alors que les acquisitions augmentent nettement, une tendance se détache : le recours au courtier immobilier est de plus en plus courant. Un tiers des emprunteurs passerait par ce professionnel pour contracter leur crédit, et ce taux ne fait qu’augmenter. Certainement parce qu’il y a de nombreux avantages à bénéficier des services d’un courtier en immobilier, autant pour les emprunteurs pour que les banques !

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L’intérêt du courtier pour les emprunteurs

Faut-il y voir un paradoxe ? Les taux d’intérêt des crédits immobiliers continuent d’affoler les compteurs (1,30 % sur 15 ans et 1,60 % sur 20 ans à la mi-novembre), et pourtant, le recours des emprunteurs aux courtiers spécialisés dans l’immobilier connaît une embellie indiscutable : 1/3 des transactions sont négociées par un courtier, et cette part ne cesse de grandir mois après mois. À croire que les professionnels du crédit sont (re)devenus les acteurs incontournables de tout investissement dans la pierre.

Si paradoxe il y a, il peut être formulé de cette manière : on fait appel à un courtier immobilier afin de négocier son taux de crédit à la baisse. Or, quand les taux en question sont déjà extrêmement bas, il serait logique que le courtier soit moins courtisé – les emprunteurs se débrouillant très bien par leurs propres moyens. Pourtant, cette contradiction n’est qu’apparente et ce succès s’explique très simplement : les avantages à passer par un courtier immobilier sont nombreux, et ne perdent certainement pas en valeur avec les taux planchers. Voici pourquoi.

Le courtier fait gagner du temps

Confier sa recherche du bon taux à un courtier professionnel permet non seulement de dénicher les meilleures opportunités, mais également de ne pas perdre soi-même un temps fou à le faire. En effet, le premier métier du courtier consiste à investiguer, à se rendre auprès de chaque banque, chaque établissement prêteur, pour connaître leurs taux actuels en fonction de la solidité des dossiers et leurs différentes offres. Il en revient avec un savoir approfondi des conditions de prêt, mais également des profils habituels de telle banque ou de tel établissement, afin de mieux orienter l’emprunteur.

Faire le tour des prêteurs potentiels n’est pas forcément aisé pour un actif, qui manque de temps et de l’expérience nécessaire pour démêler des conditions parfois complexes. De fait, un futur emprunteur va rapidement limiter sa recherche à quelques établissements, et finir par choisir sans trop entrer dans le détail, faute d’avoir les outils nécessaires à une sélection plus pertinente. Le courtier, lui, sait quelle offre correspond le mieux aux projets de ses clients.

Le courtier ne coûte (souvent) rien

Le mode de rémunération d’un courtier immobilier est particulier : il touche une commission versée par la banque auprès de laquelle son client a souscrit un prêt (généralement 1 % du montant total emprunté). Ce qui signifie que, pour des services traditionnels (comparaison des établissements prêteurs et mise en contact entre l’organisme et le client), l’emprunteur n’a rien à débourser dans la plupart des cas. Des exceptions existent, néanmoins.

Il arrive également qu’un courtier réclame des honoraires, notamment lorsqu’il s’agit d’accompagner son client tout au long de son parcours de souscription, de négocier plus avant avec la banque, de mettre en place un montage financier complexe, de monter un dossier ou de suivre la bonne tenue du remboursement.

Le courtier permet d’obtenir des conditions plus avantageuses

Il est bon de le rappeler encore : même avec des taux d’emprunt déjà très bas, le fait de passer par un courtier immobilier augmente vos chances d’obtenir un crédit à des conditions plus avantageuses. Les économies potentielles réalisées à ce titre sont impossibles à estimer, puisque tout dépend :

  1. De la marge de négociation permise par la banque
  2. De la qualité de votre dossier d’emprunteur

En tout état de cause, l’intercession d’un courtier peut donner lieu à des réductions notables. Imaginons, par exemple, que vous souhaitiez souscrire un prêt sur 20 ans au taux de 1,60 %, taux qui s’applique à un dossier considéré comme « bon ». Un courtier peut parvenir à vous négocier l’application d’un taux habituellement réservé aux excellents clients, autour de 1,10 %, notamment parce qu’il apporte un grand volume de dossiers à cette banque et qu’il est ainsi en mesure d’obtenir des avantages.

Ces conditions ne concernent pas uniquement le crédit en tant que tel. Il peut s’agir d’une réduction sur le tarif d’un produit assurantiel adossé au prêt (l’assurance emprunteur, par exemple), d’un produit bancaire gratuit, de frais de dossier offerts, de l’annulation des indemnités de remboursement anticipé, etc.

La question du rachat de crédit

Il est également très intéressant de faire appel à un courtier immobilier quand il s’agit de renégocier un crédit existant, afin de bénéficier de la baisse actuelle des taux. À votre demande, il est en mesure de négocier un taux réduit auprès de votre banque, ou de trouver le meilleur taux possible dans un autre établissement de manière à faciliter un rachat de crédit (qui n’est attractif qu’au-delà d’1 point de différence entre votre taux actuel et le taux visé).

Avec des taux d’intérêt qui ont perdu jusqu’à 3 points depuis 2013, il est plus que jamais favorable de négocier avec les établissements de prêt. Ou de confier cette mission à un professionnel !

L’intérêt des banques à travailler avec les courtiers

L’emprunteur n’est pas le seul concerné par les avantages que revêt le courtier en crédit immobilier. Les banques, elles aussi, s’intéressent de prêt à ce professionnel, et n’hésitent pas à faire appel à lui. Quand bien même, dans la plupart des cas, ce sont elles qui vont le rémunérer à hauteur de 1 % du montant total emprunté.

À nouveau, nous voilà confrontés à un paradoxe : puisque les taux d’intérêt sont au plus bas et que les emprunteurs viennent d’eux-mêmes solliciter des prêts, pourquoi les banques consentent-elles à verser une part non négligeable de leurs gains à un courtier ?

La réponse est double : la diversification de la clientèle et les affaires qu’apportent le courtier à la banque.

Les banques cherchent à diversifier leur clientèle

Un grand nombre de courtiers sont commissionnés par les banques ou entretiennent avec elles des rapports privilégiés. Une banque et un courtier ne font pas que des affaires : ils communiquent. Le second en tire une connaissance aiguë des ficelles à tirer pour négocier de bons taux et s’attacher la confiance des emprunteurs. Tandis que la première y voit l’occasion de diversifier les profils de ses clients.

De fait, le courtier immobilier va orienter certains emprunteurs vers des banques auxquelles ils n’auraient pas nécessairement pensé – souvent à cause de l’image qu’ils ont de tel ou tel établissement. La Banque Postale, par exemple, véhicule volontiers l’image d’une clientèle vieillissante, alors qu’elle propose des conditions très avantageuses qui peuvent toucher aussi bien les jeunes actifs. Autre exemple : un établissement comme HSBC, considéré comme plutôt élitiste, applique des taux attractifs pour tous, et pas seulement pour les portefeuilles les mieux garnis. Un courtier contribue ainsi à apporter aux banques des profils qui ne seraient pas venus d’eux-mêmes.

Les courtiers jouent aussi aux banquiers

Autre point d’intérêt pour les banques : les courtiers en crédit immobilier jouent de plus en plus aux banquiers, dans le sens où ils sont à même de convaincre les emprunteurs de souscrire d’autres produits financiers, moyennant une réduction notable du taux d’intérêt. L’emprunteur sera ainsi invité à signer l’assurance prêt immobilier auprès de la banque, à ajouter une assurance multirisque habitation, voire à transférer ses comptes dans l’établissement prêteur – conseillé, en cela, par le courtier.

À tel point qu’il se dit même que les courtiers pourraient bien, dans un avenir proche, prendre le relais des banques pour proposer eux-mêmes des emprunts immobiliers…

En attendant ce jour, force est de constater que le rôle du courtier sied aussi bien à l’emprunteur, qui y trouve son compte, qu’à la banque, qui y gagne une diversification de ses profils. Et, au final, c’est la bonne santé du marché immobilier qui en bénéficie !