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« SUBPRIME » l’explication d’une crise

sept
23

Les « subprime » sont des prêts immobiliers à taux variable élevés consentis à des ménages américains modestes.

Depuis une dizaine d’années et avec une accélération depuis 2005, les banques américaines ont en effet accordé des prêts immobiliers sans tenir compte des revenus et de la situation financière des emprunteurs.

Principe des subprime

Tout le système reposait sur le principe suivant : que la valeur du logement ne pouvait que croître; On estime qu’entre 2005 et 2008 400 milliards de crédits ont été accordés sur ce concept. A fin 2006 les subprime représentaient 24% des prêts immobiliers contre 8,5% en 2001.

Ces mêmes prêts ont été mis ensuite sur les marchés financiers, c’est-à-dire titrisés. On entend par titrisation la transformation des emprunts consentis en produits de placement.

Le début de la crise financière

Le fait générateur de cette crise financière est une politique d’augmentation des taux d’interêts directeurs aux Etats-Unis qui a entrainé la conjonction de deux facteurs :

  • le premier : c’est une répercution de l’augmentation des taux au niveau des emprunts et donc des échéances de remboursements puisque ces prêts étaient à taux variable.
  • le deuxième : les ménages modestes se sont retrouvés dans une situation d’insolvabilité. l’impossibilité de faire face aux échéances de remboursement.

Résultat : les banques américaines ont commencé à saisir les biens de ses ménages, ce qui a engendré un ralentissement des transactions immobilières et une chute des prix de vente. De ce fait, l’ensemble de ses placements sont devenus à leur tour invendables et risqués. Les investisseurs se sont très logiquement détournés de ses produits.

L’information circulant extrêmement rapidement sur les marchés financiers « la défiance » de ces produits s’est tout de suite fait ressentir. Cela a eut pour conséquence d’entraîner une chute de la demande « asséchant » la liquidité sur l’ensemble des marchés. Certaines banques ne vivant quasiment que de ce type de prêt, elles se sont retrouvées en situation de faillite.

Actions contre la crise

Afin de « limiter la casse » les banques centrales ont donc été obligées d’intervenir en mettant à la disposition des banques les fonds dont elles avaient besoin. Mais également, aussi afin d’éviter un retrait important des liquidités des épargnants.

Le trésor américain a ainsi injecté 700 milliards de dollars. On estime aujourd’hui que 20% des ménages américains ayant souscrit ce type de prêt sont en situation de perdre leur logement.

Les journalistes font souvent dans leurs analyses une comparaison avec la crise de 1929;  Ce parallèle n’est pas forcément envisageable dans la mesure où les états soutiennent leur système bancaire et par la même le marché financier en injectant les fonds nécessaires ce qui n’était pas le cas en 1929.

En conclusion, pour résoudre cette crise il faut dans un premier temps « purger » les actifs qui reposaient sur le système des « subprime » et fournir dans un deuxième temps « les liquidités aux institutions en contrepartie de garanties solides ».

Les 15 commentaires sur l'article “« SUBPRIME » l’explication d’une crise”

  • [...] leur politique d’octroi de prêt ? Peut-on parler de revirement de situation face à la crise américaine des Subprime [...]

  • [...] crise déclenchée par les subprime favorise particulièrement les ménages qui achètent pour la première fois et ceux qui revendent [...]

  • benkaddour nabil

    c’est un complot préparé il ya plus de 3 ans !

  • subprimes

    Crise des subrimes : une explication simple pour ceux qui essaient encore de comprendre.
    (inspiré d’un blog)

    Alors voilà,

    Me Ginette a une buvette à Bertancourt, dans le Nord (ch’ti).

    Pour augmenter ses ventes, elle décide de faire crédit à ses très fidèles clients, tous « alcoolo », et tous au chômage de longue durée.

    Vu qu’elle vend à crédit, Me Ginette voit augmenter sa fréquentation et,
    en plus, elle peut même augmenter un peu les prix de base du « calva »
    et du ballon de rouge.

    Ses créances deviennent assez importantes, mais elle tient (toujours/encore)

    Max, jeune et dynamique directeur de l’agence bancaire locale, quant à lui,
    pense que les « créances » du troquet constituent, après tout, des actifs recouvrables, et commence à faire crédit à Me Ginette
    (il ignore ou pas qu’il a des dettes d’ivrognes comme garantie).

    Au siège de la Banque, des « Traders » avisés transforment ces actifs recouvrables en CDO, CMO, SICAV, SAMU, OVNI, SOS et autres sigles financiers que nul n’est capable de comprendre, non sans expliquer que ces « actifs »
    ont en réalité, 10 fois leur valeur annoncée : c’est sans danger..
    La Banque récolte ainsi (n) fois la créance de Me. Ginette.

    Ces instruments financiers servent ensuite de levier au marché actionnaire et conduisent, au NYSE, à la City de Londres, au Bourses de Francfort et de Paris, etc., à des opérations de dérivés dont les garanties sont totalement inconnues de tous, mais sur-côtées à chaque transaction (les ardoises des « alcoolo » de Me Ginette).

    Ces « dérivés » sont alors négociés pendant des années comme s’il s’agissait de titres très solides et sérieux sur les marchés financiers de plus de 80 pays.

    Jusqu’au jour où quelqu’un se rend compte que les « alcoolo » du troquet de Bertancourt n’ont pas un rond pour payer leurs dettes ..

    La buvette de Me Ginette fait faillite,
    Max a été viré, les « traders » ne sont pas inquiétés,
    pas plus que le grands « pontes » de la Banque.

    Maintenant je lance le jeu de piste :

    OU EST PASSE LE POGNON ?
    le premier qui trouve a gagné !

  • [...] La crise financière de 2008 a engendré des baisses successives de taux d’intérêts. Il peut donc aujourd’hui paraître opportun pour le particulier d’envisager la renégociation de son  taux d’intérêt et rien de mieux que de faire appel à un professionnel du métier : le courtier qui sera à même de donner toute son expertise mais aussi vous évitera des démarches fastidieuses au niveau des banques. [...]

  • [...] La crise des Subprimes a défini de nouvelles règles de jeu tant au niveau des professionnels de l’immobilier que des partenaires bancaires. La crise a tout simplement mis fin à un cycle haussier. [...]

  • [...] du contexte international économique déclenché par la crise des subprimes et afin de relancer et soutenir l’activité économique plutôt paralysée actuellement la [...]

  • [...] BCE confirme donc sa volonté de limiter sur l’économie européenne les conséquences de la crise des subprime, et ainsi tenter d’éviter une possible et croissante récession [...]

  • [...] à la crise financière et à ses conséquences sur notre économie et notamment sur le secteur de l’immobilier [...]

  • [...] le contexte où la crise économique n’épargne personne et encore moins le pouvoir d’achat, la franchise Vousfinancer.com vous propose de regrouper [...]

  • [...] réseau qui est représenté par 23 points de vente. Une croissance moins forte qu’attendue, mais crise financière oblige, qui nous a permis grâce a notre back office d’accompagner au mieux nos franchisés au [...]

  • [...] recul est la traduction logique des incidences de la crise. Les particuliers ont de ce fait moins recours à ce type de prêt. En effet aujourd’hui le [...]

  • [...] La crise immobilière n’épargne pas les stations de ski et les alpes dans sa globalité. En 1 an, les prix des biens immobiliers anciens ont chuté en moyenne de 5%. [...]

  • [...] Notre réseau de coutier en crédit immobilier, VousFinancer.com était représenté par son PDG, Monsieur Jérôme ROBIN. L’objectif étant de mieux appréhender la réalité du marché de la franchise. Domaine d’activité qui se veut au final très dynamique malgré la crise immobilière. [...]

  • [...] La crise est passée par là et la France vient de battre un record : le plus important déficit public de son histoire. [...]

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